Sense8

sense 8

Sense8, la série des Wachowski (Matrix, Cloud Atlas, Jupiter Ascending, …), débarque sur Netflix et va encore diviser pas mal de personnes car une fois de plus ils ne font rien comme les autres.

En terme de spectateurs il y aura ceux qui n’accrocheront pas à cause d’un déroulement de l’intrigue trop mou du genou et des thématiques pompeuses au premier abord. Puis ceux qui se laisseront porter par cette lenteur jamais ennuyante pour apprécier un développement des personnages intéressant.
Je fais parti de la deuxième catégorie.

Dès le départ la série met en place les bases de l’intrigue, à savoir 8 personnes qui se retrouvent connecté « sensitivement » les uns aux autres, qui peuvent voir / fusionner / ressentir les 8 autres personnes même a des kilomètres de distance, et qui sont pourchassé par une mystérieuse organisation.
Puis au fil des épisodes on comprend que l’intrigue principale sera mise au second plan pour laisser la place aux personnages et leur histoire. L’accent de la série est plus mis sur les sensations, le ressenti des personnages, avec des scènes qui ne font pas avancer l’histoire elle-même, mais nous fait ressentir par l’image, la musique et la mise en scène ce que ressentent les personnages et leur connexion les uns aux autres.

Certaines histoires sont moins intéressantes que d’autres, mais sont toujours bien écrites et développées pour ressentir de l’empathie et de l’attachement. Par exemple dans une situation critique où un personnage dit à un autre qu’il va bientôt mourir, on sait ce que ça signifie, on sait ce que ça implique pour l’ensemble des personnages, et on a vraiment pas envie que ça arrive, que ce soit pour le personnage ou les autres.
Et c’est en parfaite corrélation avec le titre de la série. C’est ce qui est génial et montre encore une fois la marque des Wachowski. Le fait de nous faire ressentir à travers un écran ce qui est en train de se passer.

Autre point positif le montage. Lorsque deux personnages se parlent l’image passe d’un lieu à un autre sans coupure de dialogue, tout est fluide. Et même en mouvement, la caméra reste cohérente avec le placement des personnages.
Également la beauté des lieux. Parmi les scènes « inutiles » à l’intrigue il y a aussi le coté contemplatif des différents endroits du monde, avec leurs différents reliefs et leurs différentes populations. On voyage tout autant que les personnages.

Concernant les thèmes de la transsexualité, l’homosexualité, etc, c’est vrai que pour les premiers épisodes ils sont plus mis en avant, mais au fil de la saison on comprend que tous les thèmes sont abordés et ont la même place que les autres. En même temps les Wachowski (et avec le changement de sexe de Lana) ont toujours abordé ces thèmes dans leurs productions. C’est juste que là c’est plus frontal.

Donc en conclusion, je dirais que pour ceux qui peinent avec les premiers épisodes devraient tenter de s’accrocher car la série vaut vraiment le coup. Et aussi une série qui met des références à Jean Claude Van Damme, Conan ou encore Mad World (musique donnie darko) mérite qu’on s’y attarde.
Et puis aussi parce que Sun, tout simplement.

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Une réponse à “Sense8

  1. manekiii juin 14, 2015 à 21:11

    je l’avais ajouter a ma liste d’envie, ton ressenti sur la série me conforte dans l’idée de le regarder 🙂

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